
Tumeur du foie
Le cancer du foie représente en France 13% des cancers digestifs. Sans parler des cancers secondaires, la forme la plus fréquente de cette pathologie est le carcinome hépatocellulaire (CHC) qui correspond à 90 % des tumeurs hépatiques malignes primitives diagnostiquées annuellement. Son traitement est préférentiellement chirurgical, par ablation partielle du foie associée à de la chimiothérapie. Lorsque l’intervention n’est pas réalisable, ou bien dans l’attente d’une greffe hépatique, d’autres traitements sont envisageables : destruction tumorale percutanée ou chimio-embolisation.
Tumeurs et cancer primitif du foie
Le foie fait partie de l’appareil digestif et c’est l’un des organes les plus volumineux du corps. Ses fonctions sont multiples : production de la bile, régulation de la glycémie (stockage et libération du glucose dans le sang), fabrication de protéines intervenant dans la coagulation, filtration du sang pour en éliminer des éléments nocifs (résidus de médicaments par exemple) et régulation de la quantité de certaines substances chimiques, notamment le cholestérol.
Au niveau du foie peuvent se développer des tumeurs, parfois bénignes (kystes, hémangiomes…) et d’autres fois malignes, c’est-à-dire de nature cancéreuse. Elles peuvent alors avoir deux origines différentes. Un cancer primitif du foie se développe à partir de ses cellules constitutives, les hépatocytes. Le carcinome hépatocellulaire (CHC) représente 90 % des tumeurs hépatiques malignes primitives diagnostiquées annuellement.
D’autre part, puisque le foie est fortement irrigué, des cellules cancéreuses provenant d’autres cancers primitifs peuvent l’atteindre et s’y développer, formant de nouvelles tumeurs appelées métastases. On parle alors de cancer secondaire du foie.
Cancer du foie : épidémiologie
Avec près de 12 000 nouveaux cas recensés en France en 2023, le cancer du foie est une préoccupation majeure de santé publique. Il représente 13% de l’ensemble des cancers du système digestif : c’est le second cancer digestif le plus fréquent chez l’homme (après le cancer colorectal) et le troisième chez la femme, derrière le cancer colorectal et le cancer pancréatique. La prédominance de cette pathologie chez les sujets masculins est significative (80%) même si son taux d’incidence augmente au sein de la population féminine, certainement à cause d’une augmentation de la consommation d’alcool dans ce groupe.
Les causes du cancer primitif du foie
On estime que les maladies chroniques hépatiques et leur évolution sont impliquées dans environ 90% des cas de cancers primitifs du foie. C’est notamment le cas de la cirrhose du foie, dont les causes comprennent l’abus d’alcool sur le long terme et l’hépatite chronique. En particulier, le virus de l’hépatite B a la capacité de pouvoir intégrer son matériel génétique dans celui des cellules hépatiques, ce qui altère le contrôle de la croissance cellulaire. Pour sa part, l’inflammation chronique associée au virus de l’hépatite C crée un environnement propice aux mutations cancéreuses. Dans une moindre mesure, la consommation de tabac, l’accumulation anormale de graisse dans le foie (stéatose hépatique), et l’excédent de fer dans le corps (hémochromatose) sont des facteurs de risque secondaires de la cirrhose.
Quels sont les symptômes du cancer du foie ?
A ses débuts, le cancer primitif du foie est asymptomatique. Plus tard, quand les symptômes commencent à se manifester, ils incluent l’apparition d’une masse sous les côtes, du côté droit, due à l’augmentation du volume hépatique, des douleurs abdominales, des nausées, une fatigue anormale, une perte d’appétit, un amaigrissement ou encore un épanchement abdominal (ascite). Cela s’accompagne de signes d’insuffisance hépatique, en particulier une jaunisse, des selles claires et des urines foncées.
Comment diagnostiquer le cancer du foie ?
Dans un premier temps, sans parler de diagnostic proprement dit, il est important que les personnes à risque (cirrhose, obésité sévère, diabète de type 2, hépatite virale chronique, dépendance à l’alcool) passent une échographie de dépistage deux fois par an, ceci afin de détecter une éventuelle tumeur hépatique le plus précocement possible.
Chez les autres individus, dans bien des cas, le cancer du foie est détecté tardivement car il reste asymptomatique. Le diagnostic se base en premier lieu sur un examen clinique et un bilan sanguin qui vise notamment à mesurer le taux d’alpha-fœtoprotéine (marqueur tumoral). Par ailleurs, une série d’examens d’imagerie médicale permet de déterminer la localisation et la taille de la tumeur. Enfin, une biopsie du foie permet de confirmer le caractère cancéreux de la tumeur et de déterminer s’il s’agit d’un cancer primitif ou secondaire.
Cancer primitif du foie : chirurgie et traitements associés
Les métastases du foie sont très fréquentes dans la plupart des cas de cancers avancés et leurs différents modes de prise en charge sont variés et diffèrent totalement de celle d’un cancer primitif du foie. Les informations qui figurent ci-dessous ne concernent donc que ce dernier cas, principalement le carcinome hépatocellulaire (CHC) qui représente 90 % des tumeurs hépatiques malignes primitives.
Le choix du traitement le plus adapté au patient a lieu au cours d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Il dépend des caractéristiques du cancer, de l’état du foie du patient, de la taille et localisation de la tumeur, ou encore de l’existence ou non de métastases.
Dans les cas de cancers localisés et sans développement métastatique, la chirurgie est généralement le traitement de référence. Elle consiste alors souvent en l’ablation partielle du foie qui permet d’enlever la tumeur et est suivie par des séances de chimiothérapie. Sur ce point, il convient de rappeler qu’un quart du volume du foie peut suffire à faire fonctionner l’organisme normalement. Par ailleurs, cet organe possède d’importantes capacités de régénération et, en l’absence de complications, peut grossir après la chirurgie pour retrouver une taille normale.
Toujours en termes de prise en charge chirurgicale, la greffe de foie constitue une intervention plus lourde et qui nécessite ensuite un suivi médical important à vie. D’autre part, la durée d’attente est souvent de plusieurs mois, ce qui peut induire la mise en place d’un traitement d’attente, par destruction tumorale percutanée ou par chimio-embolisation.
La destruction tumorale percutanée (radiofréquence) constitue aussi une alternative à la chirurgie lorsqu’elle est contre-indiquée. Le traitement est réalisé sous anesthésie générale par un radiologue. Le principe est d’introduire une sonde à travers la peau, puis de la faire cheminer jusqu’au centre de la tumeur. Elle est reliée à un générateur électrique dont le courant produit de la chaleur qui détruit les cellules cancéreuses.
Pour sa part, la chimio-embolisation désigne l’association entre un traitement médicamenteux injecté dans le foie (chimiothérapie) à un blocage du sang qui alimente la tumeur (embolisation). Tout comme la destruction tumorale percutanée, il s’agit d’une solution parfois mise en place en attente de greffe ou bien quand une intervention chirurgicale est impossible.
Enfin, quel que soit le traitement qui a été mis en place, le patient doit ensuite être suivi régulièrement. La première année, cela se fait tous les trimestres, par examen clinique et dosage sanguin de l’alpha-fœtoprotéine. Par ailleurs, des examens d’imagerie médicale sont réalisés tous les 3 à 6 mois les deux premières années, puis annuellement.
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