
Tumeur de l’œsophage
Lorsqu’une tumeur œsophagienne est détectée, différentes analyses doivent être réalisées, notamment pour confirmer ou infirmer son caractère cancéreux. Lorsque celui-ci est avéré, c’est une équipe pluridisciplinaire de spécialistes qui décide des mesures à mettre en place, en particulier en fonction du stade d’avancement de la pathologie. A un stade précoce, il est généralement possible de retirer la tumeur sous endoscopie. Mais, quand la pathologie est plus avancée, l’ablation partielle ou totale de l’œsophage est la méthode de référence, suivie d’une étape de reconstruction. Cette chirurgie s’accompagne de traitements complémentaires pré et post-opératoires, principalement de la chimiothérapie, technique qui est par ailleurs la méthode de prise en charge de référence dans les cas de cancers de l’œsophage métastatiques.
Tumeurs et cancer de l’œsophage
L’œsophage est localisé dans le thorax. Il s’agit du tube musculaire qui permet à la nourriture de descendre pour rejoindre l’estomac. A son niveau, sous l’effet d’une multiplication cellulaire anormale, peuvent se développer des tumeurs. Certaines sont bénignes mais d’autres, dites malignes ou cancéreuses, se multiplient très rapidement et peuvent par ailleurs former des métastases.
Les tumeurs cancéreuses de l’œsophage peuvent être de deux types différents. Le carcinome épidermoïde est le plus fréquent des cancers de l’œsophage et se développe dans sa partie supérieure, alors que l’adénocarcinome est localisé dans la partie œsophagienne inférieure.
Cancer de l’œsophage : épidémiologie
Dans le monde, le cancer de l’œsophage se situe au 7ème rang des cancers en termes de fréquence. Selon des données datant de 2018, son incidence en France est de plus de 5000 nouveaux cas par an. Il survient surtout chez les sujets masculins âgés de plus de 50 ans et le ratio hommes/femmes est environ de 4.
Les causes du cancer de l’œsophage
La consommation de tabac et celle d’alcool figurent parmi les facteurs de risques principaux. Ils incluent aussi l’obésité, la consommation excessive de viande rouge, l’ingestion de substances toxiques environnementales et l’exposition à des radiations ionisantes. Certaines pathologies sont aussi parfois incriminées, en particulier les infections dues au papillomavirus humain et, pour les adénocarcinomes, une maladie appelée l’œsophage de Barrett, liée à un reflux gastro-œsophagien de longue durée.
Quels sont les symptômes du cancer de l’œsophage ?
Le principal symptôme de cette pathologie est une gêne ou une difficulté à avaler, progressive, persistante, et appelée « dysphagie ». Il s’agit d’une manifestation fréquente, surtout à un stade avancé de la maladie. Cela s’accompagne souvent d’une perte de poids et d’appétit ainsi que d’une fatigue anormale.
D’autres symptômes sont plus rares : douleurs dorsales ou au niveau de la poitrine et majorées à la déglutition, geste qui s’accompagne parfois d’une toux. Une dysphonie (modification de la voix) est aussi parfois observée, de même que des ganglions dans le cou ou au-dessus des clavicules. Enfin, certains sujets peuvent être atteints de vomissements, éventuellement sanglants.
Comment diagnostiquer le cancer de l’œsophage ?
Lorsqu’un cancer de l’œsophage est suspecté, différents examens peuvent être prescrits, en particulier une oesogastroscopie. Cet examen fibroscopique consiste à introduire un appareil équipé d’une caméra dans l’œsophage, afin de repérer la tumeur et de procéder à des prélèvements (biopsies) qui sont ensuite analysés pour confirmer ou non le caractère cancéreux de l’affection. L’oesogastroscopie est généralement complétée par un scanner du thorax et de l’abdomen, pour rechercher un éventuel développement métastasique du cancer au niveau d’autres organes. Par ailleurs, pour mesurer l’épaisseur de la tumeur et étudier les ganglions situés à sa proximité, c’est une échoendoscopie qui est effectuée, par introduction d’un tube dans l’œsophage qui permet de réaliser une échographie. Enfin, le transit œsophagien est un examen dont le principe est de faire une radiographie de la zone touchée, pour distinguer clairement la forme de la tumeur.
Cancer de l’œsophage : chirurgie et traitements associés
Les traitements du cancer de l’œsophage sont nombreux et doivent être adaptés au type de cancer, au stade de l’atteinte et aux répercussions fonctionnelles. La mise en place des mesures thérapeutiques adéquates est obligatoirement discutée au cours d’une RCP (Réunion de Concertation Pluridisciplinaire de cancérologie) qui réunit un groupe de médecins de plusieurs spécialités (hépato gastroentérologue, chirurgien, oncologue, etc.).
Lorsque le cancer de l’œsophage est découvert à un stade précoce, il est généralement possible de procéder à l’ablation de la tumeur sous endoscopie buccale. A l’inverse, en cas de cancer métastatique, la chimiothérapie constitue le traitement de référence, parfois complétée par de l’immunothérapie.
Dans les autres cas, la prise en charge du cancer de l’œsophage consiste la plupart du temps en une chirurgie dont le principe est de pratiquer une œsophagectomie, c’est-à-dire de retirer tout ou partie de l’œsophage, l’abord abdominal par coelioscopie étant la référence. Ensuite, sur le même temps opératoire, une chirurgie de reconstruction est réalisée pour rétablir la continuité du tube digestif, le plus souvent à l’aide de l’estomac (plastie gastrique).
L’intervention a lieu sous anesthésie générale, parfois complétée par une anesthésie péridurale, et dure entre 3 et 5 heures. Elle s’accompagne fréquemment de chimiothérapie pré et post-opératoire, associée ou non à de la radiothérapie.
Une fois le traitement terminé, un suivi rigoureux doit être mis en place pendant environ 5 ans, pour détecter une récidive éventuelle. Il se compose d’examens cliniques réguliers, d’analyses d’imagerie médicale et de contrôles par oesogastroscopie. Le patient doit par ailleurs adopter un régime alimentaire adapté, surveiller son poids, pratiquer une activité physique régulière et ne pas consommer de tabac ou d’alcool.
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