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Tumeur de la vésicule biliaire

Bien que certaines tumeurs de la vésicule biliaires soient bénignes, notamment des polypes, les analyses réalisées au cours de la phase de diagnostic peuvent parfois conclure à l’existence d’un cancer. Son mode de prise en charge est décidé par une équipe médicale pluridisciplinaire. Il varie en fonction du degré d’avancement du cancer et de l’état général du patient, la chirurgie ablative étant le traitement le plus efficace, couplée à de la chimiothérapie, méthodes qui constituent par ailleurs les bases de la prise en charge en cas de cancer avancé ou métastatique.

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SOMMAIRE

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5

Tumeur et cancer

5

Épidémiologie

5

Causes

5

Symptômes

5

Diagnostic

5

Traitements

Tumeur et cancer de la vésicule biliaire

 

La vésicule biliaire est une petite poche musculaire située sous le foie. Elle a pour rôle de stocker la bile, fluide essentiel à la digestion et produit par le foie, et de la libérer dans l’intestin grêle lorsque les aliments atteignent ce dernier après un repas.

Chez certains sujets se développent parfois des tumeurs bénignes de la vésicule biliaire, en particulier des polypes. Présentes chez environ 5% des individus, elles ne provoquent que rarement des symptômes et ne nécessitent généralement pas de traitement, bien qu’une intervention chirurgicale puisse parfois s’avérer nécessaire pour retirer la vésicule si les polypes sont volumineux.

D’autres tumeurs formées sur la paroi de la vésicule biliaires sont cancéreuses. Il existe deux principaux types de cancers de la vésicule biliaire. Le plus courant (90% des cas) est l’adénocarcinome. Il apparaît au niveau des cellules glandulaires qui tapissent les parois internes de la vésicule biliaire, en charge de la production de mucus et d’autres liquides.

Pour sa part, le carcinome épidermoïde est moins fréquent et se développe dans les cellules squameuses. Ce sont des cellules plates qui participent à la formation de la couche de revêtement de la vésicule.

 

Cancer de la vésicule biliaire : épidémiologie

 

En France, le cancer de la vésicule biliaire se classe au 6ème rang des cancers digestifs. Il touche en majorité les individus âgés de plus de 65 ans, le plus souvent de sexe féminin puisque l’on compte environ 3,3 femmes atteintes pour 1 homme. Au niveau mondial, cette pathologie présente de fortes disparités géographiques et son taux d’incidence en Europe est d’environ 5 cas pour 100 000 habitants.

 

Les causes du cancer de la vésicule biliaire

 

L’existence de calculs biliaires est le facteur de risque le plus couramment associé à cette pathologie. Comme pour de nombreux autres types de cancers, l’obésité est aussi un facteur de risque. Par ailleurs, les sujets atteints de maladies inflammatoires chroniques de la vésicule biliaire (cholécystite, cholangite sclérosante primitive) constituent une population à risque accru. Enfin, si la plupart des polypes qui se forment au niveau de la vésicule biliaire sont bénins, certains peuvent néanmoins être pré-cancéreux, en particulier ceux de taille importante (plus de 1 cm).

 

Quels sont les symptômes du cancer de la vésicule biliaire ?

 

Aux premiers stades de la maladie, le cancer de la vésicule biliaire ne présente généralement pas de symptômes spécifiques, ce qui rend son diagnostic précoce difficile. Ainsi, dans environ 50% des cas, il est découvert de façon fortuite, lors de l’analyse histologique réalisée après ablation de cet organe (cholécystectomie) pour prendre en charge des calculs biliaires.

Cependant, lorsque le cancer progresse, certains symptômes peuvent apparaître, bien qu’ils puissent être facilement confondus avec ceux d’autres affections. Ils incluent notamment des douleurs dans la partie supérieure droite de l’abdomen et susceptibles de s’étendre vers l’épaule droite. L’apparition d’une jaunisse (peau, yeux) fait aussi partie des signes évocateurs, tout comme une perte de poids et d’appétit, de la fièvre due à une infection par blocage des voies biliaires, des nausées et vomissements, des ballonnements ainsi qu’un changement de couleur des selles et de l’urine.

 

Comment diagnostiquer un cancer de la vésicule biliaire ?

 

Le diagnostic de cette pathologie démarre par une consultation avec le praticien et un examen au cours duquel il essaie d’identifier certains des symptômes évoqués plus haut. Des analyses de sang sont ensuite pratiquées, pour vérifier le bon fonctionnement du foie et rechercher certains marqueurs tumoraux.

L’échographie abdominale est souvent la première analyse d’imagerie réalisée. En effet, elle permet de repérer d’éventuels calculs biliaires, des tumeurs, ainsi que d’autres anomalies de la vésicule biliaire et des organes avoisinants. D’autres tests d’imagerie médicale sont aussi nécessaires. En particulier, la tomodensitométrie (TDM) et une IRM aident à évaluer l’extension de la tumeur et sa propagation à d’autres organes. Différentes autres techniques permettent d’affiner le résultat, comme la cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE), pour examiner les voies biliaires et pancréatiques, ou encore la cholangiographie par résonance magnétique (CPRM).

Enfin, la confirmation définitive du cancer se fait après biopsie et examen au microscope des tissus prélevés pour détecter la présence de cellules cancéreuses.

 

Cancer de la vésicule biliaire : chirurgie et traitements associés

 

Le choix du traitement dépend du stade de la maladie, de sa propagation au reste de l’organisme (métastases) et de la santé générale du patient. Il est réalisé par une équipe multidisciplinaire (oncologue, chirurgien, radiologue…).

Lorsque c’est possible, environ dans 25% des cas, l’ablation chirurgicale de la tumeur (cholécystectomie radicale) est le traitement le plus efficace. Cette intervention chirurgicale implique l’ablation de la vésicule biliaire et aussi généralement de certaines parties adjacentes du foie et de certains ganglions (ganglions du pédicule hépatique et cœliaques). Si nécessaire, en cas de tumeurs volumineuses ou d’envahissement vasculaire, une résection hépatique plus large peut être réalisée.

Une chimiothérapie, une radiothérapie ou les deux (chimio-radiothérapie) peuvent par ailleurs être entreprises avant la chirurgie (traitement néoadjuvant) ou après (traitement adjuvant). Ces méthodes constituent aussi les bases du traitement généralement adopté pour les cancers avancés ou métastatiques.

Toujours dans le cadre de cancers non opérables, d’autres mesures peuvent parfois être proposées (thérapie ciblée ou immunothérapie), de même que des traitements palliatifs qui visent à soulager les symptômes et à améliorer la qualité de vie du patient.

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