
Tumeur du pancréas
Tumeurs et cancer du pancréas
Le pancréas est localisé derrière l’estomac. Il contient deux types de cellules. Les cellules exocrines ont pour rôle de sécréter des enzymes digestives alors que les cellules endocrines sont principalement en charge de la production de l’insuline qui participe à la régulation de la glycémie.
Chez certains patients se développent des tumeurs pancréatiques. Selon les cas, elles sont bénignes (tumeurs neuroendocrines, cystadénomes…) ou de nature cancéreuse. Lorsqu’une tumeur maligne se développe au niveau des cellules exocrines des canaux pancréatiques, on parle d’adénocarcinome canalaire du pancréas (ou cancer du pancréas exocrine), cette forme recouvrant environ 90% des cas de cancer du pancréas.
Cancer du pancréas : épidémiologie
Sur le sol national, le nombre de cancers du pancréas augmente au fil des années, en majorité chez les individus de plus de 50 ans : +1,6% par an entre 2010 et 2023 chez les sujets masculins et +2,1% chez les sujets féminins. Près de 16 000 nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2023 pour des proportions équivalentes d’hommes et de femmes.
Les causes du cancer du pancréas
La consommation de tabac est le facteur de risque le plus important : 1 patient sur 3 est ou a été fumeur. Il en existe cependant d’autres : pancréatite chronique (alcoolique ou héréditaire), obésité, diabète ou existence de lésions pancréatiques kystiques notamment.
Par ailleurs, il semble que l’hérédité soit à l’origine de la pathologie dans environ 5 % des cas, ce qui peut justifier une consultation d’oncogénétique chez les individus qui présentent des antécédents familiaux.
Le rôle possible de certains facteurs environnementaux est aussi de plus en plus souvent mentionné, notamment l’exposition aux pesticides et à certains métaux lourds comme le cadmium, ce qui pourrait expliquer pourquoi le taux d’incidence de la pathologie est en augmentation constante.
Quels sont les symptômes du cancer du pancréas exocrine ?
Malheureusement, l’adénocarcinome du pancréas reste souvent très longtemps asymptomatique, ce qui explique son diagnostic souvent tardif, à un stade déjà avancé de la pathologie. Néanmoins, lorsqu’ils se manifestent, les symptômes incluent une perte d’appétit, une altération de l’état général, un amaigrissement, des douleurs abdominales épigastriques (en haut et au milieu de l’abdomen, sous le sternum) ou dorsales, une jaunisse progressive et prolongée (peau, yeux, muqueuses) ainsi que des selles claires et une urine foncée.
Comment diagnostiquer un cancer du pancréas ?
Le diagnostic de cancer du pancréas est d’abord basé sur l’interrogatoire du patient à la recherche de facteurs de risque et de symptômes évocateurs. Si le praticien suspecte un cancer du pancréas, un bilan biologique est alors prescrit (étude de la fonction hépatique, glycémie, dosage de certains marqueurs tumoraux…).
Une échographie abdominale, un scanner thoraco-abdomino-pelvien, et une échoendoscopie digestive haute sont par ailleurs systématiquement réalisés, parfois complétés par une IRM. Ces analyses d’imagerie médicale ont pour objectif de visualiser la tumeur et de voir s’il existe ou non des métastases.
Enfin, il convient de réaliser une biopsie, pour que les prélèvements puissent être analysés par un laboratoire d’anatomopathologie, afin de confirmer ou d’infirmer le caractère malin de la tumeur et la résécabilité.
Cancer du pancréas exocrine : chirurgie et traitements associés
Le diagnostic de l’adénocarcinome canalaire du pancréas est souvent fait à un stade tardif et seulement 20 % des patients ont une tumeur résécable quand elle est détectée. Néanmoins, quand les caractéristiques de la tumeur (pas de métastases et pas d’invasion de l’une des artères pancréatiques) et l’état général du patient l’autorisent, l’acte chirurgical peut prendre différentes formes. Elles ont toutes le même but : enlever la zone sur laquelle la tumeur s’est développée.
Pour procéder au retrait de la tumeur, la duodénopancréatectomie céphalique (DPC) est une intervention réalisée au niveau de la tête du pancréas (sa partie la plus large) alors que la splénopancréactectomie a lieu sur le corps ou la queue de l’organe. Beaucoup plus rarement, le but de la chirurgie peut être de procéder à une ablation totale (pancréatectomie totale), si la tumeur s’est étendue à l’ensemble du pancréas. Au cours de ces différentes interventions, l’accès à la tumeur se fait souvent en pratiquant une chirurgie ouverte (« laparotomie »), la voie d’abord mini-invasive par coelioscopie ou par la chirurgie robotique sont aussi envisageables.
Pour sa part, la chimiothérapie est utilisée dans des circonstances diverses. Dans certains cas, en cas d’atteinte d’une veine ou d’une artère, elle doit être réalisée avant de procéder à la chirurgie. Ce traitement néoadjuvant se complète parfois de radiothérapie. De la chimiothérapie est aussi souvent indiquée après l’intervention chirurgicale, pour diminuer le risque de récidive. Là encore, une radiothérapie peut également être réalisée conjointement et l’on parle alors de « radiochimiothérapie ».
Enfin, quand il n’est pas possible d’opérer, parce qu’il existe des métastases, parce que la tumeur est trop évoluée localement ou encore quand l’état général du patient est trop altéré, la chimiothérapie est le traitement privilégié de l’adénocarcinome du pancréas. Dans ces cas-là, lorsque la tumeur gêne le passage des aliments, par pression sur le duodénum, ou l’écoulement de la bile, en comprimant le canal cholédoque, une intervention endoscopique ou chirurgicale, peut s’avérer nécessaire afin de poser une prothèse ou faire une dérivation.
Quels que soient les traitements spécifiques mis en place, les soins de support occupent une place centrale dans la prise en charge du patient. Ils consistent notamment en un accompagnement nutritionnel, psychologique et social, ainsi qu’en une évaluation et un traitement de la douleur. Par ailleurs, une fois le traitement achevé, une surveillance régulière doit être mise en place par le biais de consultations et d’examens de contrôle.
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