Site icon Dr Yann ASSAF – Chirurgien viscéral et digestif à Paris

Tumeur des voies biliaires

tumeur des voies biliaires docteur yann assaf oncologie digestive paris

tumeur des voies biliaires docteur yann assaf oncologie digestive paris

chirurgie cancerologique docteur yann assaf oncologie digestive paris

Tumeur des voies biliaires

Les tumeurs détectées au niveau des voies biliaires peuvent parfois être cancéreuses et l’on parle alors de « cholangiocarcinome ». Il s’agit d’un cancer rare en Europe, qui touche le plus souvent les femmes âgées de 60 ans ou plus. Son diagnostic est souvent tardif et le traitement mis en place (chirurgie, chimiothérapie, chimio-radiothérapie…) dépend de nombreux facteurs, notamment l’étendue de la tumeur et l’existence ou non de métastases.

;
SOMMAIRE


5

Tumeurs et cancer

5

Épidémiologie

5

Causes

5

Symptômes

5

Diagnostic

5

Traitements

Tumeurs et cancer des voies biliaires

 

La bile a pour fonction principale de faciliter la digestion grâce aux sels biliaires qu’elle contient. Ils permettent notamment de dissoudre les graisses. Entre les repas, environ la moitié de la bile sécrétée s’écoule directement dans l’intestin grêle. L’autre moitié est acheminée du foie dans la vésicule biliaire, une petite poche musculaire, pour y être stockée sous forme très concentrée. Après un repas, quand les aliments atteignent l’intestin grêle, une combinaison de signaux hormonaux et nerveux induisent une contraction de la vésicule biliaire. La bile passe alors dans l’intestin grêle et se mélange au bol alimentaire.

L’expression « voies biliaires » désigne l’ensemble des canaux par lesquels se font ces différents trajets : canaux hépatiques, canal cystique et canal cholédoque. Le cancer des voies biliaires est appelé cholangiocarcinome. Il se développe à partir des cellules épithéliales qui tapissent les conduits biliaires. C’est un cancer systématiquement primitif, c’est-à-dire qui ne résulte pas de la propagation de métastases en provenance d’une autre tumeur. Sa croissance lente et insidieuse rend complexe la détection précoce du cholangiocarcinome.

 

Cancer des voies biliaires : épidémiologie

 

Le cholangiocarcinome est une pathologie rare en Europe, avec une prévalence de l’ordre de 0,5 à 3 cas pour 100 000 individus. Environ 2000 nouveaux cas sont détectés chaque année en France, ce qui représente 3% des cancers digestifs. Les sujets atteints sont majoritairement des femmes âgées de 60 ans ou plus.  La prévalence du cholangiocarcinome est nettement plus élevée dans d’autres régions du monde, notamment en Asie du Sud-Est, avec par exemple 85 cas pour 100 000 habitants en Thaïlande, certainement à cause d’infestations parasitaires du foie bien plus fréquentes dans ces pays.

 

Les causes du cancer des voies biliaires

 

Même si les causes exactes du cholangiocarcinome ne sont pas clairement identifiées, plusieurs facteurs de risque sont connus. Ils incluent notamment des infections parasitaires (surtout en Asie du Sud-Est) et certaines maladies. Ainsi, la cholangite sclérosante primitive (CSP), maladie inflammatoire chronique des voies biliaires, multiplie par 400 les risques de contracter un cholangiocarcinome. Au titre des facteurs de risque figurent aussi des maladies hépatiques chroniques (cirrhose, hépatites B et C), des anomalies congénitales (maladie de Caroli) ou les kystes du canal cholédoque.

Il existe par ailleurs des facteurs de risque plus génériques : âge, exposition au thorotrast (produit de contraste radiologique encore utilisé il y a une cinquantaine d’années), diabète de type 2, obésité ou encore consommation excessive d’alcool. Enfin, rarement, il semble que certaines mutations génétiques héréditaires prédisposent à développer un cancer des voies biliaires.

 

Quels sont les symptômes d’un cancer des voies biliaires ?

 

Le cholangiocarcinome se développe généralement de façon insidieuse, lente, et ses premiers signes sont souvent peu spécifiques. La pathologie est donc le plus souvent détectée à un stade avancé et de manière fortuite, lors d’un examen de contrôle.

Lorsqu’ils commencent à se manifester, les symptômes incluent notamment un ictère (coloration jaune de la peau et du blanc des yeux), des selles claires et une urine foncée. Fatigue, perte d’appétit et amaigrissement font aussi partie des signes du cholangiocarcinome, tout comme des douleurs lancinantes au niveau de l’hypochondre droit, sous les côtes flottantes. Par ailleurs, certains patients ressentent des démangeaisons intenses sur tout le corps.

Aux stades plus avancés, les sujets atteints peuvent aussi présenter une accumulation de liquide dans l’abdomen (ascite) et de la fièvre, ou être sujets à des nausées et des vomissements.

 

Comment diagnostiquer un cancer des voies biliaires ?

 

Après interrogatoire lors d’une consultation et examen clinique, le diagnostic du cholangiocarcinome se poursuit généralement par une échographie abdominale afin de détecter des anomalies ou des obstructions des voies biliaires. Ensuite, d’autres techniques d’imagerie médicale (scanner abdominal, IRM hépatique, cholangiopancréatographie à résonance magnétique…) permettent d’obtenir des images détaillées des canaux biliaires et de localiser précisément la tumeur. Une tomodensitométrie (TDM) est souvent réalisée pour en évaluer l’étendue et détecter la présence de métastases.

En complément, une cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE) est prescrite, afin de prélever des échantillons de tissu (biopsie). C’est leur analyse ultérieure qui permet de confirmer ou non la nature cancéreuse des cellules. Par ailleurs, des analyses de sang sont aussi réalisées, en particulier pour rechercher certains marqueurs tumoraux.

 

Cancer des voies biliaires : chirurgie et traitements associés

 

Le traitement du cancer des voies biliaires dépend de nombreux facteurs tels que la localisation et l’étendue de la tumeur, l’état général du patient et la présence ou non de métastases.

Dans la mesure du possible, une intervention chirurgicale est pratiquée pour retirer la tumeur, si elle est détectée à un stade précoce et peut être complètement réséquée. Cela peut s’accompagner de l’ablation de la vésicule biliaire (cholécystectomie) et d’une partie du foie s’il est atteint.

Cette chirurgie peut éventuellement être associée à de la chimiothérapie et de la radiothérapie. Ces méthodes constituent aussi des traitements palliatifs, quand une intervention chirurgicale n’est pas possible. Elles ont alors pour but de ralentir la progression du cancer et de soulager au maximum le patient. C’est aussi le cas de l’immunothérapie, qui a pour principe de stimuler les défenses immunitaires de l’organisme face au cancer.

Par ailleurs, en cas d’impossibilité d’une chirurgie d’ablation de la tumeur, certains gestes chirurgicaux peuvent être proposés, pour soulager les symptômes et améliorer autant que possible la qualité de vie. Il peut notamment s’agir de la pose de stents, afin de décompresser les voies biliaires et réduire la douleur liée à l’obstruction tumorale.

Votre avis compte

Qu'avez-vous pensé de cette page ?

Note moyenne 0 / 5. Nombre de notes : 0

Pas encore de note, notez en premier !

COMMENTAIRES

Laissez votre message sur ce forum public



0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

SPÉCIALITÉ DU DR ASSAF

Une expertise particulière en chirurgie sans cicatrice



Cette technique permet au Docteur Assaf d'effectuer des opérations en n'utilisant qu'une seule incision réduisant ainsi le nombre de cicatrices et améliorant les résultats esthétiques.

Prenez rendez-vous avec le Docteur Assaf

Quitter la version mobile