Hernie ombilicale : définition et traitement
On parle de « hernie ombilicale » lorsqu’une partie de l’intestin passe à travers la paroi abdominale au niveau du nombril. Les causes de cette pathologie sont variées et, bien que certaines formes puissent se résorber spontanément, une intervention chirurgicale est parfois recommandée, notamment chez l’adulte et en cas de risque d’occlusion intestinale. Il s’agit d’un acte chirurgical rapide et aux complications rares, la convalescence s’étendant ensuite sur quelques semaines.
Hernie ombilicale : définition
On appelle « hernie ombilicale » une pathologie qui se caractérise par la protrusion (poussée vers l’avant) d’une partie de l’intestin grêle ou du tissu adipeux à travers une faiblesse des muscles de la paroi abdominale, créant ainsi une bosse au niveau du nombril. Cette pathologie touche principalement les nourrissons et les jeunes enfants, bien qu’elle puisse également être observée chez l’adulte.
Causes
Chez l’adulte, les causes de sa formation sont diverses. Elles incluent notamment le port de charges lourdes, l’obésité (qui augmente la pression sur la paroi abdominale), une toux chronique, une constipation sévère ou encore l’accumulation de liquide dans l’intestin (ascite). Par ailleurs, la formation d’une hernie ombilicale peut être favorisée par des grossesses multiples, puisqu’elles induisent un relâchement musculaire. De plus, chez les femmes enceintes, l’augmentation de pression induite par la croissance de l’utérus peut parfois pousser les intestins ou d’autres tissus à travers une zone faible de la paroi abdominale autour du nombril.
Symptômes et diagnostic de la hernie ombilicale
La hernie ombilicale est fréquemment asymptomatique. Dans le cas contraire, le principal symptôme est une protubérance au niveau du nombril, particulièrement visible dans certaines circonstances, par exemple lorsque le patient tousse ou que le nouveau-né pleure.
Par ailleurs, même si une hernie ombilicale est souvent indolore, certains sujets adultes se plaignent parfois d’une lourdeur, voire d’une gêne douloureuse de la zone ombilicale, en particulier lors d’efforts physiques intenses ou quand ils restent longtemps en position debout.
Le diagnostic est avant tout clinique. Le praticien examine la protubérance et son comportement sous certaines contraintes (pression, toux…). Si nécessaire, des examens d’imagerie médicale sont aussi réalisés (échographie ou tomodensitométrie), pour obtenir une image précise de la hernie et évaluer sa taille et son contenu.
Hernie ombilicale : quelle évolution possible ?
Certaines hernies ombilicales se résorbent spontanément. C’est notamment le cas lorsqu’elles sont de nature congénitale, circonstances dans lesquelles elles disparaissent fréquemment avant l’âge de 5 ans. Il est néanmoins nécessaire de les surveiller et de consulterrapidement en cas de douleurs, de rougeurs ou de sensibilité accrue. De même, la plupart des hernies ombilicales liées à la grossesse disparaissent généralement quelques temps après l’accouchement.
Cependant, à part dans ce dernier cas, la hernie ombilicale ne se résorbe jamais d’elle-même chez les adultes. Le risque principal est alors qu’une partie de l’intestin reste coincée au niveau de l’orifice (« incarcération ») et que cela débouche sur une occlusion intestinale. Il s’agit alors d’une urgence chirurgicale absolue.
Traitement de la hernie ombilicale
Chez certains patients, des mesures conservatives peuvent suffire à assurer une vie quotidienne presque normale, notamment la perte de poids ainsi que l’interdiction absolue de porter des charges lourdes ou de se livrer à des efforts physiques importants.
Cependant, la chirurgie est souvent nécessaire, en particulier si les douleurs sont importantes ou que le risque d’occlusion intestinale est avéré. La prise en charge chirurgicale se fait sous anesthésie générale et dure de 20 à 60 minutes selon la taille de la hernie. Le principe de l’intervention est de remettre en place le tissu saillant, puis de procéder à la fermeture de l’orifice de la paroi abdominale, soit par suture, soit en installant un implant prothétique sous forme de plaque souple ou de filet.
Selon les cas, et notamment en fonction du volume de la hernie, l’intervention a lieu en pratiquant une incision classique « à ciel ouvert » (laparotomie) ou par cœlioscopie. Cette seconde option est généralement préférée, car elle permet une récupération plus rapide pour le patient et des suites opératoires beaucoup moins lourdes. Elle consiste à pratiquer de minuscules incisions de quelques millimètres dans l’abdomen, pour pouvoir y introduire des instruments chirurgicaux minuscules et une caméra miniaturisée qui permet au chirurgien de suivre ses gestes sur un écran. En amont, pour augmenter le volume interne et donc faciliter la chirurgie, le praticien injecte du gaz carbonique dans l’abdomen. Si des difficultés imprévues sont rencontrées au cours de l’intervention par coelioscopie, le chirurgien peut décider de revenir à une laparotomie classique.
Après l’intervention
Dans certaines conditions l’intervention peut être réalisée en mode ambulatoire. Sinon, l’hospitalisation est généralement de 24 heures. Les suites opératoires du traitement sont peu douloureuses et aucun régime alimentaire post-opératoire particulier n’est nécessaire.
La convalescence est de l’ordre de 4 semaines et la durée de l’arrêt de travail prescrit varie de 15 jours à 1 mois, principalement en fonction du degré d’exigence physique de la profession du patient. Le retour aux activités physiques se fait de manière progressive et la plupart des patients retrouvent une vie totalement normale après 5 à 6 semaines.
La cure de hernie ombilicale ne constitue pas un traitement à risque. Cependant, comme pour tout acte chirurgical, des complications sont en théorie susceptibles de survenir. Elles peuvent être de nature per opératoire (liées à l’anesthésie, saignements, atteinte d’un organe avoisinant) ou post-opératoire. Dans ce dernier cas, il peut entre autres s’agir d’infections ou d’une récidive de la hernie. Celle-ci ne doit pas être confondue avec l’apparition fréquente d’un sérome dans les jours qui suivent l’intervention. La formation de cette « boule » est en effet une réaction assez classique et se résorbe d’elle-même en quelques semaines.
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