Colectomie
Colectomie : principe
Le côlon et le rectum forment le gros intestin. Le côlon mesure en moyenne 1,5 mètre et il est composé de cinq parties : le cæcum, le côlon ascendant (côlon droit), le côlon transverse, le côlon descendant (côlon gauche) et le côlon sigmoïde (dernière partie avant le rectum). Une colectomie est une intervention qui consiste à enlever une partie ou la totalité du côlon. Selon les cas, on parle ainsi de colectomie partielle ou totale et la colectomie sigmoïdienne désigne l’ablation du côlon sigmoïde.
Colectomie : les indications
Les indications d’une colectomie sont diverses. Elles incluent la prise en charge chirurgicale du cancer du côlon ou de maladies qui prédisposent à son apparition, en particulier la polypose adénomateuse et le syndrome HNPCC/Lynch. L’intervention peut aussi être pratiquée pour prendre en charge une complication (fistule, abcès…) de certaines maladies inflammatoires du tube digestif, comme la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique (RCH). Certaines complications de la diverticulite colique exigent aussi parfois la pratique d’une colectomie. Enfin, ce geste chirurgical est aussi une solution efficace de traitement dans certains cas d’hémorragie gastro-intestinale incontrôlée, puisque les blessures et les hémorragies du côlon sont difficiles à traiter de l’extérieur.
Avant l’intervention
Quand la colectomie est envisagée dans le cadre d’un traitement du cancer du côlon, la tenue de l’intervention est débattue par un panel multidisciplinaire de médecins (chirurgien, gastro-entérologue, oncologue, anatomopathologiste…) qui prennent en compte le degré de progression de la pathologie et l’état général du patient. Par ailleurs, dans ces cas de cancer, une chimiothérapie préopératoire est parfois nécessaire.
Plus généralement, le bilan préopératoire comprend classiquement une coloscopie, une prise de sang et un scanner thoraco-abdomino-pelvien (scanner des poumons et de l’abdomen). Le patient doit obligatoirement rencontrer l’anesthésiste au moins 48 heures avant l’intervention. Enfin, pour limiter le risque de complications, l’arrêt du tabac est nécessaire en amont de la chirurgie et au cours de toute la phase de récupération post-opératoire.
L’intervention
Selon le type de colectomie à pratiquer, l’intervention dure entre 2 et 3 heures. Elle a lieu sous anesthésie générale, par voie mini invasive, coelioscopique ou robotique.
La colectomie droite correspond à l’ablation du cæcum, du côlon ascendant et d’une partie du côlon transverse. On parle de colectomie gauche lorsque le chirurgien retire le côlon descendant et une partie du côlon transverse. Enfin, la colectomie est dite totale quand l’intégralité du côlon est enlevée.
Après colectomie partielle, le praticien reconstruit l’intestin en suturant entre elles les parties proximale et distale saines laissées en place. Dans le cadre d’une colectomie totale, la continuité du tube digestif est rétablie en joignant l’extrémité de l’intestin grêle (iléon) au rectum (anastomose iléo-rectale). Lorsque cela n’est pas possible, une stomie est réalisée en faisant aboucher l’extrémité de l’intestin grêle au niveau de la paroi abdominale où une poche est installée pour recueillir les selles. Ce dispositif est souvent temporaire et une anastomose iléo-rectale est réalisée quelques temps plus tard au cours d’une seconde chirurgie.
Après l’intervention
La douleur ressentie par le patient est évaluée à son réveil, afin d’adapter le traitement antalgique nécessaire. Il prend parfois la forme d’une « pompe à morphine » (PCA : « personal control analgesia ») via laquelle le sujet peut doser lui-même la quantité de produit en fonction de sa douleur. La durée d’hospitalisation varie généralement de 2 à 5 jours.
L’alimentation est reprise progressivement en fonction de sa tolérance. Par ailleurs, une prise en charge par un diététicien ou un nutritionniste permet d’adapter au mieux le régime du patient au cours du premier mois. Le principe est surtout de réduire le travail du côlon en évitant les aliments riches en fibres et il est également essentiel d’assurer une bonne hydratation.
La durée de récupération post-opératoire est variable d’un patient à un autre, mais il est normal que plusieurs semaines soient nécessaires avant de retrouver des aptitudes physiques normales et le niveau d’activité habituel.
Risques et complications de la colectomie
Comme pour tout acte chirurgical, des complications sont en théorie possibles. Elles incluent une infection de la plaie, un hématome, une fistule au niveau de l’anastomose ou encore une occlusion intestinale.
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