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Maladies inflammatoires du côlon et de l’intestin (MICI) : pathologie et traitement

L’acronyme MICI désigne des maladies inflammatoires du côlon et de l’intestin, dont les plus communes sont la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique (RCH). Leurs causes sont encore mal connues, mais l’hérédité et certains facteurs environnementaux en font partie. Outre un handicap quotidien parfois très important, les MICI peuvent être à l’origine de complications graves : abcès, fistule, péritonite ou encore perforation du côlon. C’est en cas de complication d’une MICI qu’une chirurgie doit souvent être pratiquée. La prise en charge est sinon de nature médicamenteuse, sur le long terme, encadré par un chirurgien spécialisé assurant avec un suivi du patient à vie.

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SOMMAIRE

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Définition

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Causes

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Symptômes & diagnostic

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Évolution

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Traitement

Maladies inflammatoires du côlon et de l’intestin (MICI) : définition

 

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) surviennent majoritairement dans les pays développés où elles touchent environ 3 personnes sur 1000, plus ou moins sévèrement. Ce sont des maladies auto-immunes : elles résultent d’un dysfonctionnement du système immunitaire qui s’attaque alors à des constituants normaux de l’organisme. Elles se caractérisent par une inflammation chronique de la paroi intestinale. Ces affections peuvent être très invalidantes et impacter fortement la qualité de vie des sujets atteints.

La maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique (RCH) sont les deux formes de MICI les plus courantes, bien qu’il en existe d’autres. La première peut affecter n’importe quelle partie du tube digestif, depuis la bouche jusqu’à l’anus. Il s’agit d’une inflammation « transmurale » : elle affecte toutes les couches de la paroi intestinale. Pour sa part, la rectocolite hémorragique est une inflammation superficielle de la muqueuse intestinale qui touche principalement le rectum et le côlon.

 

Causes

 

Les causes des MICI sont encore mal connues et font l’objet de nombreux travaux de recherche. L’aspect héréditaire est sans doute important : avoir un parent au premier degré atteint augmente statistiquement le risque d’être aussi touché, d’un facteur 4 à 20. Cette tendance héréditaire semble plus élevée pour la maladie de Crohn.

Parmi les autres causes suspectées figurent aussi une réaction immunitaire inadaptée aux bactéries intestinales et certains facteurs environnementaux, bien qu’ils ne soient pas aujourd’hui clairement identifiés. Le tabagisme en fait certainement partie, notamment pour la maladie de Crohn.

 

Symptômes et diagnostic des maladies inflammatoires du côlon et de l’intestin

 

L’intensité des symptômes est inégale d’un patient à l’autre. Quand ils ne sont que légers, cela conduit fréquemment à une détection tardive de l’affection. Par ailleurs, ils varient en fonction de la région intestinale touchée et selon que le patient présente une maladie de Crohn ou une rectocolite hémorragique. La maladie de Crohn se traduit généralement par une diarrhée et des douleurs abdominales chroniques. Elles sont plus souvent intermittentes en cas de rectocolite hémorragique. Les diarrhées, parfois sanglantes ou glaireuses, font aussi partie des symptômes, tout comme les rectorragies (évacuation de sang rouge par l’anus). Enfin, les infections récidivantes de l’anus (abcès) sont assez classiques en cas de Maladie de Crohn.

Le diagnostic recherche bien entendu les symptômes mentionnés ci-dessus. Il se complète d’une coloscopie totale pour visualiser les zones inflammatoires et réaliser des biopsies. En cas de suspicion de maladie de Crohn, cette exploration endoscopique est poussée jusqu’à la partie terminale de l’intestin grêle (iléon), localisation la plus fréquente de l’inflammation.

Outre la coloscopie, d’autres examens sont susceptibles d’être réalisés : IRM abdominale ou périnéale (pour repérer des épaississements digestifs ou des fistules), un scanner (parfois réalisé en urgence en cas de suspicion de complication de MICI), ainsi que des analyses de sang, pour doser certains marqueurs de l’intensité de la maladie et s’assurer de l’absence de carences alimentaires.

 

MICI : quelle évolution possible ?

 

L’iléite est une inflammation aigüe qui peut apparaître dans le cadre de la maladie de Crohn et se compliquer d’une perforation de la paroi digestive, d’un abcès, d’une péritonite, ou d’une communication anormale avec un autre organe (fistule). Pour sa part, la colite aigüe est une complication de la rectocolite hémorragique. Cette crise se manifeste par des diarrhées sanglantes ainsi que des douleurs intenses et peut se compliquer d’une infection sévère ou d’une perforation du côlon. Par ailleurs, des crises inflammatoires récidivantes sur un segment digestif peuvent évoluer vers son rétrécissement irréversible (sténose digestive) et ainsi gêner le transit. Enfin, le cancer colorectal est statistiquement plus fréquent en cas de MICI.

 

Traitement des maladies inflammatoires du côlon et de l’intestin (MICI)

 

Il n’existe pas aujourd’hui de traitement curatif de ces pathologies. Le but de la prise en charge est de soulager les symptômes, de prévenir une aggravation et surtout éviter des dégâts irréversibles de la paroi digestive.

En premier lieu, certaines règles hygiéno-diététiques permettent parfois une amélioration conséquente, en particulier l’arrêt du tabac, une alimentation équilibrée et un temps de sommeil suffisant. Des exercices de relaxation pour améliorer la gestion du stress sont aussi parfois recommandés.

Cependant, le principal traitement des MICI est médicamenteux (voie orale, intraveineuse ou par lavements). Quelles que soient les molécules utilisées (aminosalicylés, corticoïdes, immunomodulateurs, antibiotiques…), il s’agit d’une prise en charge sur le long terme et le patient doit être suivi à vie.

Enfin, une chirurgie est parfois indiquée en cas de complication, par exemple pour soigner une fistule, éliminer un abcès ou intervenir au niveau d’une zone sténosée. Selon les cas, elle consiste alors à travailler sur l’intestin grêle, le côlon, le rectum ou l’anus. Quand cela est possible, pour limiter l’agression de la paroi abdominale, l’intervention est réalisée par voie coelioscopique.

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