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Anneau gastrique

La pose d’un anneau gastrique est un traitement qui a pour objectif de lutter contre l’obésité et ses comorbidités. Il s’agit d’une intervention complètement réversible dont la qualité du résultat est étroitement liée à l’implication du patient en termes de respect des consignes diététiques, de pratique d’une activité physique adaptée et d’acceptation d’un suivi régulier par le corps médical.

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SOMMAIRE

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Principe

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Indications

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Avant l'intervention

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L'intervention

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Après l'intervention

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Risques et complications

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Résultat

Anneau gastrique : principe

 

La pose d’un anneau gastrique ajustable est une intervention de chirurgie bariatrique qui a pour objectif d’aider les personnes obèses à perdre du poids. Le principe est de placer un tube gonflable en silicone souple autour de la partie supérieure de l’estomac. Celui-ci prend alors une forme « en sablier », avec une poche gastrique supérieure de petite taille et une poche inférieure plus volumineuse. Quand le patient mange, la partie supérieure de volume réduit se remplit vite, ce qui induit une sensation de satiété de manière rapide. Les quantités de nourriture ingérées s’en trouvent considérablement réduites.

Néanmoins, puisque les poches communiquent au niveau de la zone de resserrement créée par l’anneau, les aliments finissent par atteindre la partie basse de l’estomac et la digestion s’effectue ensuite normalement. Enfin, pour que le dispositif mis en place puisse être réglable, il est relié à une sorte de boîtier situé sous la peau du patient et dans lequel le praticien peut injecter de manière simple un liquide salin ou de l’eau stérile pour procéder aux ajustements nécessaires.

L’avantage de la gastroplastie par anneau est que, contrairement à d’autres interventions de chirurgie bariatrique, il s’agit d’un geste réversible : quelle qu’en soit la raison (complication, inefficacité, demande du patient) l’anneau peut être retiré au cours d’une nouvelle intervention.

 

Anneau gastrique : les indications

 

Sauf cas exceptionnel, la pose d’un anneau gastrique est un traitement qui s’adresse aux patients de plus de 18 ans. Par ailleurs, au-delà de 60 ou 65 ans, la balance risques-bénéfices ne penche plus clairement en faveur de ce traitement, puisque la perte de poids est plus difficile à partir de cet âge-là.

D’après la HAS (Haute Autorité de Santé), la pose d’un anneau gastrique peut être envisagée chez les sujets atteints de diabète de type 2, dont l’indice de masse corporelle (IMC) est compris entre 30 et 35 kg/m² et chez qui les soins et traitements antérieurs se sont avérés inefficaces. Par ailleurs, les personnes atteintes de maladies associées ou aggravées par l’obésité (comorbidités telles que l’hypertension artérielle ou le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil) et dont l’IMC est compris entre 35 et 40 kg/ m² peuvent aussi bénéficier du traitement. Enfin, cette chirurgie peut être envisagée chez les sujets dont l’indice de masse corporelle est supérieur à 40 kg/m² et qui, malgré une prise en charge médicale (suivi diététique, activité physique régulière et aide psychologique) ont échoué dans leurs efforts de perte de poids.

 

Avant l’intervention

 

Comme pour tout acte de chirurgie bariatrique, la préparation à l’intervention est un processus long qui se fait sur plusieurs mois au cours desquels le patient est suivi par une équipe médicale pluridisciplinaire (nutritionniste, psychologue, chirurgien…).

Cette période préopératoire longue poursuit différents objectifs, en particulier l’éducation diététique du candidat au traitement et la mise en place d’une activité physique régulière. Cela peut favoriser une perte de poids avant la pose de l’anneau mais permet aussi au patient d’apprendre des règles qu’il devra absolument respecter après l’intervention, pour garantir le succès du traitement.

Par ailleurs, cette période préparative longue constitue aussi une phase de réflexion pour le patient et l’équipe médicale qui le suit, afin de prendre la décision d’opérer ou non sur la base de critères rigoureux et personnalisés.

Ils correspondent notamment aux conclusions de certains examens préopératoires. Certains sont systématiques : bilan sanguin, échographie abdominale, endoscopie œsogastroduodénale et évaluation psychiatrique. Une consultation avec l’anesthésiste est aussi toujours obligatoire.

De plus, en fonction du contexte, il peut s’avérer nécessaire de prendre en charge un syndrome d’apnée du sommeil ainsi que de procéder à certaines évaluations, de nature endocrinologique, respiratoire, cardiaque, ou relative à l’état musculo-squelettique et articulaire.

Enfin, pour éviter les complications, la consommation de tabac doit être stoppée quelques semaines avant la chirurgie et au cours de la phase de convalescence.

 

L’intervention

 

L’opération dure de 30 à 60 minutes. Elle a lieu sous anesthésie générale et est pratiquée sur un patient à jeun. Elle se fait généralement par voie coelioscopique, c’est-à-dire via des petites incisions (5 à 15 millimètres) pratiquées dans l’abdomen, qui permettent d’introduire les instruments chirurgicaux nécessaires et une caméra miniature grâce à laquelle le chirurgien peut guider ses gestes. Préalablement, du dioxyde de carbone est introduit dans la cavité abdominale du patient pour en augmenter le volume interne et donc faciliter les gestes à réaliser. Ce gaz, inoffensif dans ces conditions, est naturellement évacué après l’intervention.

 

Après l’intervention

 

D’après la HAS, la durée d’hospitalisation post-opératoire est en moyenne de 2 jours. Ce chiffre est cependant relativement ancien et aujourd’hui une bonne part des interventions a lieu en mode ambulatoire.

Les suites opératoires sont simples : dans la majorité des cas, il n’y a nul besoin de sonde gastrique, de drains ou de sonde vésicale.

Il est essentiel de respecter les conseils alimentaires fournis par l’équipe médicale. Les premiers temps, les aliments doivent être semi-liquides avant de pouvoir repasser à une nourriture solide. Il convient par ailleurs de prendre ses repas dans le calme et en mâchant précautionneusement.

La pose d’un anneau gastrique donne droit à un arrêt de travail, dont la durée varie de 2 à 4 semaines en fonction du métier exercé. Plus généralement, la reprise des activités est rythmée par le praticien, en fonction de l’évolution du patient.

 

Risques et complications

 

Les complications sont rares, mais leur éventualité ne peut pas être complètement écartée, comme pour tout acte chirurgical. Il peut s’agir de la lésion d’organes ou tissus avoisinants au cours de l’intervention (artère, veine, rate, foie…). Des infections sont aussi parfois rapportées (péritonite, abcès…).

Certains risques sont par ailleurs liés au système lui-même, notamment une intolérance au boîtier ou son retournement sous la peau, le débranchement du tuyau entre le boîtier et l’anneau, la dilatation de la poche stomacale supérieure ou encore le glissement de l’anneau autour de l’estomac.

Plus généralement, pour permettre la prise en charge précoce d’une éventuelle complication, le patient doit être attentif à certains signes. En particulier, essoufflements, douleurs abdominales aiguës, fièvre, saignements anaux ou vomissements répétés doivent impérativement conduire à consulter très rapidement.

 

Résultat

 

En moyenne, dans les années qui suivent la pose de l’anneau, il est raisonnable de s’attendre à une perte de 50% de l’excès de poids. Par ailleurs, le traitement permet aussi une amélioration significative du point de vue des comorbidités (hypertension artérielle, diabète, apnée du sommeil, douleurs articulaires, brûlures à l’estomac…).

L’atteinte de ce résultat nécessite cependant une grande implication de la part du patient. Il doit suivre les conseils diététiques de l’équipe médicale, pratiquer une activité physique fréquente et accepter d’être suivi de manière extrêmement régulière (1, 3, 6, 12 et 18 mois après l’intervention, puis au moins 1 fois par an ensuite).

La durée de vie des anneaux gastriques fait encore parfois débat, mais il est généralement conseillé de procéder à leur retrait dans les 10 ans qui suivent l’intervention.

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